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officiellement maintenue par Maurice Esseul |
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Au
nord-ouest de Port-Joinville, la côte basse et dunaire,
garnie de petites plages, devient de plus en plus rocheuse au
fur et à mesure que l'on approche de la pointe nord de
l'île. Entre la pointe de La Gournaise et l'anse des Broches,
on entre dans un secteur ou abondent les témoignages
de la Préhistoire: dolmen des"Petits Fradets",
Table de ker Difouaine, allée couverte des Tabernaudes
, dolmen de la Planche à Puarre, etc. Près de
la pointe nord le "Caillou Blanc", impressionnante
masse de quartz, épine dorsale de l'île, émerge
des sables pour s'enfoncer et ressurgir un peu plus bas entre
les rochers, en larges plaques immaculées. La Pointe
du But marque l'extrémité nord de l'île.
Elle est précédée, au large par le banc
rocheux des "Chiens-Perrins", que domine une tour
à feu à éclats. Du Moyen Age à nos
jours on ne compte plus les naufrages qui ont assombri ces parages.
Plus on avance en direction du sud, plus les rochers deviennent
nombreux et les falaises importantes. On croise le long de la
côte, la pierre des "Amporelles", superbe rocher
à bassins aux striures éoliennes, puis au fond
d'une crique, l'intime plage de la "Belle Maison"
avec, toute proche, une magnifique grotte. Bientôt la
presqu'île du Châtelet apparaît dans toute
sa splendeur, résistant sous les assauts répétés
des lames en sillons, qui lancent contre les roches leurs crêtes
d'écume.
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| La presqu'île
du Châtelet |
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| Dans
le prolongement de la plage des Sabias, en direction de l'ouest,
la presqu'île du Châtelet est le plus long promontoire
de l'île. A l'entrée, un long barrage de pierres
et de terre, haut de 4 à 5 mètres, traverse toute
la base de la péninsule et, à l'origine, en condamnait
l'accès. On fait remonter son ancienneté à
la période protohistorique. Selon la tradition il aurait
servi de retranchement aux armées de César venues
dans l'île vers le premier siècle avant J.C. D'où
l'appellation de "Redoute Romaine" donnée à
ce site par les Anciens. |
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Deux
énormes têtes de roches occupent l'extrémité
de la presqu'île. Sur celle de gauche un calvaire marin,
élevé sur l'emplacement d'une barbette de tir
datant de l'Empire, se dresse face à la mer. La croix,
massive, repose sur un socle en forme de proue de navire. Bâti
en 1934, ce calvaire est dédié aux âmes
des marins péris en mer et servait jadis de lieu de pèlerinage.
Le site est grandiose et la vue s'étend, panoramique,
sur l'océan sans fin.
Sur une des têtes rocheuses de la presqu'île est
située une enceinte cultuelle s'apparentant aux sites
datant de l'âge du Bronze.
Au retour la vue s'étend sur la magnifique baie, au fond
de laquelle se dressent les ruines du Vieux-Château.
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| Le Vieux-Château |
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Dressé
sur un îlot tapi au fond de la baie du Châtelet
le Vieux-Château , au centre d'un paysage chaotique et
tourmenté, semble défier le temps. Ses hautes
murailles ont pris la patine des rochers qui l'entourent et
qui constituent son unique assise. Puissant et majestueux sous
le ciel serein ou impressionnant et irréel sous la violence
des éléments déchaînés, il
séduit, étonne, ou intrigue; il ne déçoit
jamais. Fleuron de la côte sauvage de l'île d'Yeu,
on ne peut concevoir le site sans lui. Aussi , est-il le monument
de l'île le plus visité. |
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| Refuge contre l'adversité |
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La
vie de ce château couvre près de quatre siècles
de l'histoire insulaire. Succédant à une première
forteresse en bois, il est édifié au début
du XIV° siècle par Olivier IV de Clisson, seigneur
de l'île d'Yeu, époux de la célèbre
Jeanne de Belleville, alors qu'éclatait la Guerre de
Cent Ans. Mais en 1355 il est pris par les anglais ayant à
leur tête Robert Knolles. Repris par Olivier V de Clisson
en 1392, après 37 ans d'occupation étrangère,
il devient le symbole de l'autorité seigneuriale sur
l'île.
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Occupée
par une garnison, commandée par un capitaine, gouverneur
de l'île la forteresse recueille, à chaque descente
étrangère dévastatrice, la population la
plus exposée (femmes enfants vieillards, malades), qu'elle
protège contre les attaques meurtrières des envahisseurs.
Pendant ce temps les hommes valides se joignent aux soldats
pour en renforcer la défense. Enfin, le château
bénéficiera au cours de la Renaissance d'importantes
modifications de son système de défense, avec
l'édification d'une ceinture bastionnée en étoile.
En 1550 il résistera durant plusieurs semaines aux attaques
de deux à trois mille espagnols, obligeant ces derniers
à lever le siège, ainsi qu'à des incursions
protestantes venues des Sables d'Olonne et de La Rochelle.
Mais l'évolution des techniques de guerre et des armements
obligera les seigneurs propriétaires à adopter
un nouveau plan de défense de l'île. |
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Ainsi
le château, ayant perdu son efficacité, sera démantelé
en 1699 par ordre de Louis XIV, afin d'éviter d'éventuelles
réutilisations par les corsaires anglais.
Classé le 15 janvier 1890 à l'Inventaire des Monuments
historiques le Vieux-Château fait l'objet, depuis 1967,
d'une action importante de sauvegarde.. En outre, des visites
guidées et des conférences spécialisées
ont lieu chaque été sur le site, réunissant
de nombreux visiteurs. |
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| De La Meule à
la Pointe des Corbeaux |
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| Au
sud du port de La Meule la côte sauvage se dresse, majestueuse,
dominée par le haut massif rocheux de la Taillée,
au sommet duquel repose la "Pierre Tremblante", énorme
bloc de 7mètres de longueur, qu'une pression manuelle
effectuée au bon endroit fait osciller. |
La
côte rocheuse continue, passant par l'anse et plage des
Fontaines, puis la pointe de La Tranche, et enfin l'admirable
petite anse des Soux avec sa grotte. Dans l'intérieur
se dressent les pierres "du Pain et du Beurre", avec
leurs remarquables cupules, ainsi que le menhir des Soux. Puis
on arrive à la dernière falaise bordant la majestueuse
anse des Vieilles, encadrant sa célèbre plage
très à la mode, desservie par le village de La
Croix. Les roches se font alors de moins en moins denses, la
côte devient dunaire et les rochers viennent mourir à
la pointe extrême de l'île, la pointe des Corbeaux,
qu'ils enserrent dans un dernier adieu. Un petit phare, édifié
en ce lieu en 1860 et reconstruit après le Second Conflit
Mondial, assure chaque nuit, grâce à son feu à
éclats, la sécurité maritime dans les parages.
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Copyright
2002
Maurice Esseul & Ocean Numerique |
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