|
| Page
officiellement maintenue par Maurice Esseul |
|
|
|
| |
|
|
Centre
des principales activités maritimes, Port-Joinville n'était
à l'origine qu'un petit havre naturel abrité,
protégé par deux jetées de pierres et qui
acquit son importance au cours des siècles, en servant
de lieu de relâche aux navires pratiquant le cabotage
entre Bordeaux et les pays du nord. Appelé "Port
aux Bretons", puis"Port-Breton", en raison de
sa grande fréquentation par les marins d'Armorique, il
reçut au XVII° siècle un nouveau quai, puis
il prit en 1846 le nom de "Port-Joinville" en hommage
à l'action de l'amiral Philippe d'Orléans, Prince
de Joinville et fils de Louis-Philippe, qui contribua au XIX°
siècle au lancement des grands travaux portuaires. Profondément
remanié et agrandi, le port a été doté
au XX° siècle d'un bassin à flots, d'une criée
moderne et d'un port de plaisance très fréquenté. |
| |
| L'entrée du
port |
| |
| Deux
grandes jetées encadrent l'avant-port: au nord-ouest
le brise-lames, à l'extrémité duquel est
placé le feu d'entrée, puis au nord-est l'estacade,
avec ses tourelles de touage, élégant ensemble
architectural caractéristique de l'époque de la
marine à voiles. Sur le terre-plein précédant
le brise-lames, un ensemble constitué d'un ancien navire
de pêche, le"Corsaire" et d'un canot de sauvetage
désaffecté, rappelle la vocation maritime de l'île
et l'héroïsme de ses sauveteurs. |
|
| |
| La pêche |
| |
|

|
La
pêche occupe une place très importante dans l'économie
insulaire. Elle est l'activité noble du pays et contribue
à l'intérêt touristique. Ainsi, le spectacle
des barques multicolores et des unités de pêche
majestueuses, qui se côtoient en se dandinant sous l'action
du clapotis, a toujours un effet magique sur le visiteur et
sont une part non négligeable de la vitrine insulaire.
Pour
un effectif de 50 navires, trois sortes de pêche y sont
pratiquées: la pêche au large (18 navires), la
pêche côtière (14 navires) et la petite
pêche (18 navires). Les principales espèces pêchées
sont le thon (durant l'été), le merlu, la sole,
la taupe (veau de mer), la lotte et le bar. En outre, certains
navires pratiquent aussi la pêche aux crustacés.
|
| |
| Ses rues pittoresques |
| |
| Capitale
administrative de l'île, forte de plus de 2000 habitants,
Port-Joinville est bordée tout au long de ses quais animés,
d'une longue ceinture de maisons blanches, avec ses terrasses
et ses commerces. Au nord, un monument pyramidal commémore
le sacrifice des héroïques sauveteurs islais au
secours des rescapés d'un navire norvégien torpillé
par l'ennemi en 1917. Au sud, la petite place de La Pylaie,
botaniste du XIX° siècle, offre au promeneur une
vue incomparable sur le port. Derrière la façade
portuaire converge un réseau de rues étroites
aux noms pittoresques: Rue Forcée, rue du Coin du Chat,
rue de la Fourchette, rue des Mariés, sans oublier la
mystérieuse rue du Secret, immortalisée par tant
de peintres. Toutes ces rues aboutissent à la rue Gabriel
Guist'hau, siège des principales maisons bourgeoises
des XVIII° et XIX° siècles. Cette rue porte le
nom d'un 'ancien ministre de la III°République, maire
de Nantes et originaire de l'île d'Yeu. |
|
|
|
Dans
le haut de la rue Guist'hau on accède à l'église
paroissiale Notre-Dame du Port,.édifiée en 1827
sur l'emplacement d'une chapelle de secours. Avec son fronton
porté par quatre colonnes doriques et son clocher à
balustrade (1840), surmonté d'un campanile à bulbe,
cet ensemble typique, donne à la façade un air
oriental. Par contre, l'abside, le transept et les absidioles
ont été rajoutés en 1887. A l'intérieur
de l'église la nef romane datant de 1827, est dotée
d'un plafond de bois auquel sont suspendues 3 maquettes de frégates
ex-voto du XIX° siècle. . |
 |
|
 |
|
|
|
Copyright
2002
Maurice Esseul & Ocean Numerique |
|
|
|
|
|
|