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officiellement maintenue par Maurice Esseul |
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La Citadelle de Pierre-Levée
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Située
à la sortie sud de Port-Joinville la colline de Pierre-Levée
est couverte à son sommet d'un bois épais où
abondent les chênes-verts. Durant la préhistoire
elle était surmontée d'un haut menhir. Puis,
au cours des siècles elle abrita deux moulins qui servirent
d'amer aux navigateurs. Ainsi, au XVIII° siècle
elle était connue sous l'appellation de "hauteur
des deux moulins".
En
1804 on y établit une première fortification
qui se révéla insuffisante et inadaptée
à la défense de l'île. Il faudra attendre
le Second Empire pour voir s'édifier à cet endroit
une véritable citadelle. Les travaux durèrent
de 1858 à 1866. Il fallut araser le sommet de la colline,
creuser d'énormes fondations pour y élever de
hautes courtines ainsi que des casemates destinées
à la troupe. Le fort actuel, du type classique de la
fortification du XIX° siècle, est formé
d'un quadrilatère de 125 mètres de côté,
bastionné et entouré de fossés profonds.
Un pavillon, situé au dessus du porche d'entrée,
est destiné au gouverneur militaire et à ses
officiers; le reste de la garnison, soit 400 hommes environ,
étant réparti dans les casemates aménagées.
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| A
partir de 1871 la citadelle servit tour à tour de prison
d'Etat, puis de caserne pour plusieurs compagnies d'infanterie.
Au cours de la guerre de 1914-1918 elle reçut un contingent
de prisonniers austro-hongrois, puis des prisonniers allemands
affectés à des travaux d'intérêt
général. Après avoir abrité, au
début du second conflit mondial, un contingent d'internés,
la forteresse retentit durant quatre années des pas des
troupes d'occupation étrangères. Enfin, c'est
dans ses murs que fut détenu, de novembre 1945 à
juin 1951, le Maréchal Pétain, qui repose au cimetière
de Port-Joinville. |
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La
citadelle, propriété de l'Etat (Ministère
de la Défense), a été mise par bail à
la disposition de la commune de l'île d'Yeu au profit
des activités socioculturelles de l"île. Aussi,
durant l'été, de nombreuses manifestations, fêtes
et concours réunissent sur sa place d'armes un nombre
considérable d'islais et de résidents secondaires.
Cette place est le seul élément accessible au
public.
Soucieux de sa conservation l'Etat a inscrit cet ensemble le
28 décembre 1984 à l'inventaire des Monuments
Historiques.
Quant
au bois qui l'entoure, classé le 23 juin 1938 à
l'inventaire des sites, il est géré en commun
par le département et la commune qui l'aménage
en lieu de promenade pour le public. |
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| Les moulins |
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Cinq
moulins témoignent encore de l'activité meunière
insulaire, qui s'est éteinte peu après le Premier
Conflit Mondial. Trois d'entre eux ont été restaurés
par leurs propriétaires, qui en ont fait des résidences
privées; le quatrième, le "Moulin Cassé",
en ruines, a été édifié par les
seigneurs de l'île au XVII° siècle. C'était
à l'origine un moulin du type dit "de Guérande";
poussée extrême vers le sud de ce type de moulins
que l'on trouve encore de nos jours dans la presqu'île
guérandaise.
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Quant
au cinquième moulin, dit "du Grand Chemin",
situé près du village de ker Doucet, il est situé
près de la borne géodésique marquant le
centre des terres de l'île. Actuellement ruiné,
il bénéficie d'une opération de sauvetage
en cours, grâce à l'action de l' association "Histoire
et Patrimoine" avec le concours de la municipalité. |
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| Les chapelles |
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| Indépendamment
de la chapelle de La Meule, décrite précédemment,
deux autres chapelles font l'objet de la vénération
des fidèles et sont rattachées à un fait
historique insulaire: |
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| La chapelle dite"du
Père de Monfort" |
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Située
près de route, à mi-chemin entre Port-Joinville
à Saint-Sauveur, cette chapelle témoigne du passage
du Père de Montfort, venu en 1712 prêcher la mission
à l'île d'Yeu.
Après un voyage mouvementé pour arriver sur l'île,
le Saint Homme termina sa mission par l'édification d'un
calvaire qui donna lieu à un pèlerinage local
très suivi. Au cours du XIX° siècle on éleva
dans ce lieu un petit oratoire qui, agrandi, devint l'édifice
actuel.
A l'intérieur un fragment de pietà, provenant
de l'ancien monastère St Etienne, se trouve scellé
dans le mur intérieur gauche du sanctuaire.
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| La chapelle Notre Dame
de la Paix |
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Edifiée
en 1944, à la suite d'un vu fait par la paroisse
ND du Port pour le retour de la paix, cette chapelle, consacrée
à la Vierge, domine le site où , en contrebas
se trouvaient les bâtiments et la chapelle du monastère
Saint-Hilaire (VI° au IX° s.) établi en ce lieu.
Détruit par suite des invasions sarrasines et vikings,
cet établissement contribua à la mise en valeur
de l'île et vit accomplir, dans ses murs, le noviciat
du célèbre apôtre des Gaules, Saint-Amand,
Grand saint de la Belgique.
A l'intérieur de la chapelle, à droite de l'autel,
repose un sarcophage de pierre, provenant de l'ancien monastère
et qui est supposé avoir contenu à l'époque
les restes du fondateur.
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| Le Grand-Phare |
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| Situé
à la pointe nord de l'île, le Grand Phare domine
de sa haute tour blanche la majeure partie du territoire insulaire.
Il succède à un phare précédent,
bâti en 1830 et dynamité par les troupes d'occupation
en 1944. Le phare actuel, édifié en 1950 et haut
de 41 mètres, surplombe de 56 mètres la haute
mer. Sa portée est de 28 milles (52 kilomètres).
Elle lui permet d'être observé depuis l'embouchure
de la Loire. Le phare est doté d'une ampoule halogène
qui permet, à travers son bloc optique, de balayer en
feu tournant les parages les plus exposés. Un escalier
de 198 marches, surmonté d'une rampe de cuivre de 45
mètres, permet d'accéder à la lanterne.
Du haut du Grand Phare la vue est incomparable. Aussi, la visite
de l'édifice, obligatoirement accompagnée, est
très appréciée des visiteurs. Mais elle
n'est accordée que par le fonctionnaire responsable,
en fonction des nécessités du service.. |
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| Le Sémaphore
des Justices |
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Dominant
la côte sauvage, en avant de l'anse des Fontaines, le
sémaphore des Justices, affecté à la Marine
Nationale, poursuit sa mission de surveillance maritime côtière
et recueille les données météorologiques
nécessaires à la navigation. Bâti en 1903
sur le site mégalithique des"Justices" alors
détruit, il est constitué d'une tour surélevée
en 1982 et dotée des perfectionnements techniques destinés
à sa mission. Sa visite peut être accordée
sur demande préalable, par l'officier marinier responsable
du bâtiment. |
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| La Préhistoire
à l'île d'Yeu |
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| La Roche aux Fras |
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| Outre
les mégalithes précités, longeant la côte
nord et la côte sauvage , l'île possède un
nombre important de pierres gravées, menhirs, cercles,
pierres à bassins etc. soit plus de cent vingt sites
recensés dans l'île. Cependant, de nombreux témoignages
lapidaires sont situés sur des propriétés
privées. Toutefois il est une roche très accessible,
située au bord de la route, entre le village de ker Bossy
et l'entrée du village de La Meule, où l'empreinte
de l'homme y a laissé d'intéressantes traces;
il s'agit de la Roche aux Fras. Magnifique pierre libre, fendue
en deux par la foudre et posée sur un socle rocheux d'où
elle a légèrement glissé; elle porte sur
sa face supérieure 93 cupules. C'est la plus belle roche
de ce type en Vendée. Une légende merveilleuse,
où se mêlent démons et bossus y est attachée.
Aussi les islais sont-ils particulièrement soucieux de
sa préservation. |
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Copyright
2002
Maurice Esseul & Ocean Numerique |
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